jeudi 17 décembre 2009

Techniques de la gravure

LES TECHNIQUES DE LA GRAVURE
Estampes par procédé A PLAT
LE MONOTYPE se situe entre l’estampe et la peinture
C’est une impression effectuée à partir d’une peinture faite directement sur la plaque par l’artiste en utilisant de la peinture à l’huile ou des encres grasses.

Estampes par procédé EN CREUX
La taille directe obtenue par un outil : burin, pointe sèche, berceau pour la manière noire.
LE BURIN apparait au milieu du XVe siècle.
C’est le nom de la technique et de l’outil employé par le graveur (lame d’acier de section carrée ou en losange coupée en biseau).
Les burinistes sont une race à part parmi les graveurs par leur respect pour cette seule technique et la persévérance nécessaire pour graver des œuvres d’une grande finesse.
LA POINTE SECHE (milieu du XVIe) nom de la technique et de l’outil qui permet sa réalisation.
Contrairement au burin qui dégage des copeaux, la pointe sèche maniée comme un crayon déchire le métal. La ligne est bordée de barbes : elles prennent l’encre autant que les creux et donnent au trait un aspect velouté.

LA MANIERE NOIRE (milieu du XVIIe siècle) est à l’origine destinée à rendre les effets de la peinture.
La plaque de métal est entièrement labourée à l’aide d’un berceau, sorte de lame arrondie striée montée sur une poignée. On berce en long, en large et en diagonale ce qui donne au tirage une surface uniformément noire. Puis le graveur gratte, écrase ces petits creux avec un grattoir et un brunissoir pour retrouver des blancs et dégradés de gris sur un fond noir.

La gravure indirecte produite par une réaction chimique : gravure à l’eau forte, aquatinte, au sucre, vernis mou…
L’EAU FORTE apparait au début du XVIe siècle. C’est une gravure en creux indirecte.
Le graveur dessine sur une plaque recouverte d’un vernis dur à l’aide d’une pointe métallique qui met le métal à nu. La plaque est plongée dans l’acide d’où le nom d’eau forte.La durée de l’immersion détermine la profondeur des entailles. Le métal non protégé est mordu. Puis le vernis est enlevé et la plaque encrée pour l’impression.
L’eau forte permet des effets très nuancés. Elle est souvent associée à l’aquatinte, au burin ou à la pointe sèche.
L’AQUATINTE (milieu XVIIIe siècle)
Le graveur saupoudre la plaque de grains de résine, de manière plus ou moins dense. La plaque est ensuite chauffée. La résine adhère, les grains durcissent et forment autant de petits points résistants. Le métal est gravé à l’acide autour de ces grains. Il faut renouveler plusieurs fois l’opération et protéger les parties non grainées par un vernis.

LE VERNIS MOU (fin du XVIIIe siècle)
Sur une plaque de cuivre recouverte d’un vernis tendre, on pose une feuille de papier et l’on dessine dessus avec un crayon dur. Chaque trait entame le vernis qui adhère au dos de la feuille.
Le papier retiré, les tracés font apparaître le métal. La plaque est plongée dans l’acide qui creuse les traits : Ils ont l’aspect d’un trait de crayon.

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